Whey isolate
Isolat de protéine de lactosérum
Le moyen le plus simple d’atteindre son quota protéique, pas un produit magique.
- Dose
- 25 à 40 g par prise, 1 à 2 prises par jour
- Quand
- Après l’entraînement
Compléments alimentaires
29 fiches écrites sans complaisance : mécanisme d’action, dosage utile, heure de prise, conditions d’absorption. Le niveau de preuve indiqué reflète la littérature, pas la popularité du produit.
29 fiches
Isolat de protéine de lactosérum
Le moyen le plus simple d’atteindre son quota protéique, pas un produit magique.
Concentré de protéine de lactosérum
Le même effet que l’isolat pour 30 % moins cher, si le lactose ne pose pas problème.
Caséine micellaire native
La protéine du coucher : une libération d’acides aminés étalée sur six à huit heures.
Mélange pois + riz
Aussi efficace que la whey, à condition d’en prendre un peu plus et de choisir un mélange.
Acides aminés à chaîne ramifiée (leucine, isoleucine, valine)
Le complément le plus vendu et le plus inutile dès lors que l’apport protéique est correct.
Acides aminés essentiels
Ce que les BCAA auraient dû être : les neuf acides aminés que le corps ne sait pas fabriquer.
Créatine monohydrate micronisée
Le complément le plus étudié de l’histoire de la nutrition sportive. Plus de mille essais. Il fonctionne.
L-citrulline DL-malate 2:1
Plus efficace que l’arginine pour élever le monoxyde d’azote, parce qu’elle survit au foie.
Bêta-alanine
Elle repousse la brûlure musculaire sur les séries longues. Les picotements sont normaux.
Caféine anhydre
L’aide ergogénique la plus fiable et la moins chère. Son piège, c’est le sommeil.
L-carnitine L-tartrate
Un transporteur, pas un brûleur. Vendue pour maigrir, utile surtout pour récupérer.
Cholécalciférol
La carence la plus répandue en Europe. À ne jamais prendre seule.
Ménaquinone-7 (MK-7)
Le copilote de la vitamine D. Elle décide où va le calcium.
Bisglycinate de magnésium
Cofacteur de plus de 300 réactions enzymatiques. La forme choisie change tout.
Zinc + magnésium aspartate + vitamine B6
Une formule cohérente, à condition de la prendre loin de tout produit laitier.
Zinc + magnésium + vitamine B6, forme bisglycinate
La version moderne du ZMA : mêmes actifs, formes chélatées mieux absorbées.
Complexe multivitaminé et minéral
Un filet de sécurité, pas une stratégie. Utile en déficit calorique, dispensable autrement.
Huile de poisson concentrée en EPA et DHA
Le seul complément dont le bénéfice dépasse largement le cadre sportif.
Zinc bisglycinate ou picolinate
Perdu en quantité par la sueur, essentiel à l’immunité et à la testostérone.
Acide L-ascorbique
Utile pour le fer et le collagène. À ne pas prendre à haute dose juste après la séance.
Bisglycinate de fer
À ne prendre qu’après un bilan sanguin. Jamais « au cas où ».
Withania somnifera, extrait KSM-66 ou Sensoril
L’adaptogène le mieux documenté : cortisol en baisse, sommeil en hausse.
Extrait de Curcuma longa standardisé
Anti-inflammatoire réel, mais totalement inutile sans son vecteur d’absorption.
Peptides de collagène hydrolysé de type I et III
Pour les tendons et les articulations, pas pour le muscle. Et jamais sans vitamine C.
Souches lactobacilles et bifidobactéries
L’effet dépend de la souche précise, pas du nombre de milliards affiché.
Sodium, potassium, magnésium
Boire beaucoup d’eau pure après avoir beaucoup transpiré ne suffit pas : il faut aussi remplacer le sel.
N-acétyl-5-méthoxytryptamine
Un régulateur d’horloge, pas un somnifère. La dose efficace est bien plus basse qu’on ne le croit.
L-glutamine
Star des années 2000, aujourd’hui sans argument solide chez le sportif bien nourri.
Polymère de glucose
Des glucides rapides sans le pouvoir sucrant. Utile en endurance, superflu en musculation.
Associations
Le tableau à consulter avant de composer son pilulier. Certaines associations décuplent l’effet, d’autres l’annulent purement et simplement.
Vitamine D3 + Vitamine K2 (MK-7)
La D3 augmente l’absorption intestinale du calcium. La K2 active l’ostéocalcine et la MGP, les deux protéines qui fixent ce calcium dans l’os et l’empêchent de se déposer dans les artères. Prise seule à forte dose, la D3 augmente le calcium circulant sans en contrôler la destination.
En pratique. Toujours ensemble dès 2 000 UI de D3 par jour, au repas le plus gras, avec du magnésium en parallèle.
Vitamine D3 + Magnésium
Les enzymes qui hydroxylent la vitamine D dans le foie puis dans le rein sont magnésium-dépendantes. Une carence en magnésium — très fréquente — rend la supplémentation en D3 partiellement inopérante, quel que soit le dosage.
En pratique. 300 à 400 mg de magnésium par jour en parallèle de la D3. Le magnésium le soir, la D3 le matin.
Fer + Vitamine C
La vitamine C réduit le fer ferrique en fer ferreux, la seule forme absorbable, et neutralise l’effet inhibiteur des phytates. L’absorption du fer non héminique est multipliée par trois à quatre.
En pratique. Un filet de citron sur les lentilles, du poivron dans la salade de pois chiches, ou 200 mg de vitamine C avec la supplémentation.
Curcumine + Pipérine
La curcumine seule est absorbée à moins de 1 % et éliminée en quelques minutes par glucuronidation hépatique. La pipérine du poivre noir inhibe cette enzyme et multiplie sa biodisponibilité par vingt.
En pratique. Choisir une formule contenant de la pipérine, un phytosome ou une forme micellaire. Et toujours avec un repas gras.
Créatine + Glucides
L’insuline stimule le transporteur CreaT qui fait entrer la créatine dans la fibre musculaire. L’effet est réel, mais modeste : il accélère surtout la phase de saturation initiale.
En pratique. Prendre la créatine avec un repas contenant des glucides. Sans stress si ce n’est pas le cas : la régularité prime.
Collagène + Vitamine C
Les prolyl- et lysyl-hydroxylases, qui stabilisent la triple hélice du collagène, exigent de la vitamine C. Sans elle, la synthèse ne peut tout simplement pas aboutir.
En pratique. 50 mg de vitamine C minimum avec les 15 g de collagène, 30 à 60 minutes avant le travail du tendon.
Créatine + Bêta-alanine
La phosphocréatine domine sur les dix premières secondes d’effort maximal ; la carnosine tamponne l’acidité sur les efforts de 60 à 240 secondes. Les deux compléments les mieux documentés ne se marchent pas dessus.
En pratique. Prise quotidienne des deux, à n’importe quelle heure. Fractionner la bêta-alanine pour éviter les picotements.
ZMA + Produits laitiers
Le calcium des laitages entre en compétition directe avec le zinc sur les transporteurs intestinaux. Prendre son ZMA avec son shaker de caséine annule une bonne part de l’absorption du zinc, c’est-à-dire l’essentiel de l’intérêt du produit.
En pratique. Caséine à 21 h, ZMA à 23 h. Ou ZMA à jeun avant le dîner. Deux heures d’écart minimum.
Fer + Café ou thé
Les polyphénols du thé et du café forment des complexes insolubles avec le fer non héminique. La réduction d’absorption atteint 60 à 90 % selon la concentration.
En pratique. Une heure d’écart minimum entre le café ou le thé et un repas riche en fer ou une supplémentation.
Zinc + Cuivre
Le zinc induit la synthèse de métallothionéine intestinale, qui séquestre préférentiellement le cuivre et le renvoie dans les selles. Une supplémentation prolongée à forte dose crée une carence en cuivre — anémie, troubles neurologiques.
En pratique. Ne pas dépasser 40 mg de zinc par jour. Au-delà de trois mois, ajouter 1 à 2 mg de cuivre ou faire des pauses.
Calcium + Fer et zinc
Le calcium, le fer et le zinc empruntent en partie les mêmes voies d’absorption intestinale. Pris ensemble à forte dose, ils se concurrencent et le rendement de chacun baisse.
En pratique. Répartir dans la journée : calcium au repas, fer à jeun le matin, zinc le soir.
Antioxydants à forte dose + Adaptation à l’entraînement
Les espèces réactives de l’oxygène produites à l’effort ne sont pas seulement des dégâts : ce sont des messagers qui déclenchent la biogenèse mitochondriale et l’hypertrophie. Des doses élevées de vitamines C et E prises juste après la séance atténuent ces adaptations dans plusieurs essais contrôlés.
En pratique. Éviter plus de 1 g de vitamine C et 400 UI de vitamine E dans l’heure suivant l’entraînement. Les antioxydants alimentaires ne posent aucun problème.
BCAA + Whey
30 g de whey contiennent déjà environ 6 g de BCAA, plus les six autres acides aminés essentiels indispensables à une synthèse protéique complète. Ajouter des BCAA à côté d’un apport protéique correct n’apporte rien.
En pratique. Investir le budget BCAA dans de la whey ou dans de vrais aliments.
Caféine + Créatine
L’étude de Vandenberghe (1996) a montré que la caféine annulait le gain de performance apporté par la créatine. Les travaux ultérieurs n’ont pas reproduit cette annulation, mais les deux molécules ont des effets opposés sur le temps de relaxation musculaire, et la caféine est diurétique quand la créatine demande une bonne hydratation.
En pratique. Espacer d’environ deux heures. Créatine le soir ou avec un repas, caféine avant la séance.
L-carnitine + Prise à jeun
L’entrée de la carnitine dans le muscle dépend d’un transport insulino-dépendant. Prise à jeun, elle élève la carnitine plasmatique sans augmenter la carnitine musculaire : elle est simplement excrétée.
En pratique. Toujours avec un repas apportant au moins 60 à 80 g de glucides.
Vitamine K2 + Anticoagulants antivitamine K
La warfarine, la Coumadine et le Sintrom agissent précisément en bloquant le cycle de la vitamine K. Toute supplémentation en K2 en perturbe l’équilibre et déstabilise l’INR.
En pratique. Ne jamais prendre de K2 sous anticoagulant antivitamine K sans accord et suivi médical.
Multivitamines + Compléments isolés
Une multivitamine contient presque toujours de la D3, du zinc, parfois du fer. Ajoutée à des compléments isolés, elle peut faire dépasser les seuils de sécurité — en particulier pour le zinc, le fer et les vitamines liposolubles qui s’accumulent.
En pratique. Additionner les étiquettes une fois par trimestre. Le zinc total ne doit pas dépasser 40 mg par jour.
Whey + Créatine
Aucune compétition d’absorption, aucun antagonisme. Les mélanger simplifie la routine, et la simplicité est ce qui rend une supplémentation durable.
En pratique. 5 g de créatine dans le shaker de whey, tous les jours, y compris les jours de repos.
Oméga-3 + Vitamine D3
Aucune interaction négative, et les deux exigent des lipides pour être absorbées. Les prendre au même repas est simplement pratique.
En pratique. Ensemble au repas le plus gras de la journée.
Chronologie
Six créneaux, et pour chacun ce qui s’y prend, à quelle dose et dans quelles conditions. Prenez ce qui vous concerne, ignorez le reste.
Estomac vide, acidité gastrique basse.
Fer
14 à 30 mg
Uniquement sur bilan sanguin, un jour sur deux, avec de la vitamine C. Pas de café dans l’heure.
Probiotiques
selon la souche
Meilleure survie à l’acidité quand l’estomac est vide.
Repas contenant des lipides : le moment des vitamines liposolubles.
Vitamine D3 + K2
2 000 à 4 000 UI + 100 à 200 µg
Indissociables. Exigent des lipides.
Oméga-3 EPA/DHA
1 à 3 g
Liposolubles, même repas.
Multivitamines
1 dose
Jamais à jeun.
Curcumine + pipérine
500 mg
Repas gras obligatoire.
Estomac léger, pic plasmatique visé au début de la séance.
Caféine
3 à 6 mg/kg
Jamais après 14 h si vous vous entraînez le soir et dormez mal.
L-citrulline malate
6 à 8 g
Le pic d’arginine survient une heure après.
Bêta-alanine
1,6 g
L’heure importe peu, c’est la régularité qui compte.
Collagène + vitamine C
15 g + 50 mg
Si vous avez un tendon à traiter, avant l’exercice qui le sollicite.
Uniquement pour les séances longues ou en forte chaleur.
Électrolytes
300 à 700 mg de sodium/h
Au-delà d’une heure d’effort ou par forte chaleur.
Maltodextrine
30 à 60 g/h
Endurance uniquement. Superflu pour une heure de musculation.
La fameuse fenêtre — bien plus large qu’annoncé.
Whey isolate
25 à 40 g
Dans les deux heures. Le total quotidien prime sur la minute.
Créatine
5 g
Avec des glucides si possible. À deux heures de la caféine.
L-carnitine
2 g
Impérativement avec des glucides.
Relaxation, récupération nocturne. Attention aux laitages.
Magnésium bisglycinate
300 à 400 mg
30 à 60 minutes avant de dormir.
ZMA ou ZMB6
1 dose
À jeun, au moins deux heures après le dernier produit laitier.
Caséine
30 à 40 g
À 21 h si vous prenez du ZMA à 23 h. Jamais en même temps.
Ashwagandha
300 à 600 mg
Effet cumulatif sur quatre à huit semaines.
Mélatonine
0,5 à 1 mg
Ponctuellement. Lumière tamisée après la prise.
Trois règles qui priment sur tout